Biographie

Photo : Amandine Gimenez

Autrice de langue française publiée chez Buchet Chastel, Thierry Magnier, Le Soir Venu

Représentée par Pontas Agency.

Traductrice littéraire d’espagnol.

Je suis née le 12 avril 1973 à Cagnes-sur-Mer.

Fascinée par la riche bibliothèque de ma grand-mère, j’ai très tôt le goût des livres lus le soir avant de m’endormir et des histoires qui apprivoisent les ombres de la nuit. Dès que je sais former des mots, je rédige de petits contes de mon invention sur mes cahiers d’écolière, et je continue à écrire tout au long de mon adolescence : des fanfictions, des débuts de romans… Je passe des après-midis entières à taper sur une vieille machine à écrire. Et je lis beaucoup. Je ne suis pas la fille la plus populaire du collège !

Adolescente, je m’interroge énormément. Le monde et les êtres m’intriguent. Mon bac en poche, je survis à deux années de classes préparatoires littéraires, puis je décroche une licence de philosophie à l’université de Nice. Je n’irai pas plus loin ; en vérité, je ne sais pas quoi faire de ma vie. J’écris, ça oui. J’ai vingt ans, je travaille comme femme de ménage chez un écrivain cannois et j’achève le premier tome d’un gros roman. Les coïncidences de la vie me font rencontrer Robert Laffont, qui s’émerveille de mon manuscrit et m’encourage. Je pars à Paris où je vivote. J’étudie le chinois à l’Institut des Langues Orientales. Un jour, après avoir présenté mon manuscrit à un concours, je reçois un coup de fil d’un inconnu : c’est Jean-Marie Rouart, l’académicien, membre du jury. Je n’ai pas gagné, mais il m’incite à persévérer. « L’écriture, c’est du travail », me dit-il. D’accord. Alors je vais persévérer. Et écrire des choses plus simples, viser moins haut. Quelque temps après, je commence à publier des contes pour enfants et des nouvelles dans la presse jeunesse et féminine.

En l’an 2000, je m’installe en Espagne où je galère encore, plus joyeusement. Je ne sais pas si, comme le chantait Aznavour, la misère est moins pénible au soleil, mais vivre au jour le jour est plus agréable à Madrid qu’à Paris. Je finis même par trouver ma voie, professionnellement parlant : tout en exerçant comme professeure de français à l’Alliance Française, je me forme au métier de traductrice et collabore avec des agences. Et j’écris, bien sûr, toujours et encore.

Mon amour de l’écriture finit par se savoir à l’Alliance Française de Madrid : un beau jour d’avril 2004, la responsable des formations me choisit pour aller donner des cours de conversation à une famosísima romancière espagnole… et me voilà débarquant chez Rosa Montero ! C’est le début d’une merveilleuse entente littéraire et d’une grande amitié. Nous nous comprenons tellement bien que je me jette à l’eau : je traduis les premiers chapitres d’un de ses livres, je lui donne mon CV et je lui déclare, presque à genoux, que je veux être sa traductrice. Elle applaudit et emporte mon CV à Paris. Quelque temps plus tard, Anne Marie Métailié entre dans ma vie.

Photo : John Fowley

En 2008, j’obtiens le prix Pierre-François Caillé pour Le Roi transparent, ma traduction du roman de Rosa Montero, parue chez Métailié. L’année suivante, je reviens en France et mon premier roman, Miel et vin, paraît chez Buchet Chastel. Finaliste du Prix des libraires 2010, il est très remarqué tant par la critique que par le public. Alors tout s’enchaine et d’autres titres suivent : Le Cantique des Elfes (roman jeunesse paru chez Thierry Magnier), puis La Paupière du jour, Le Sanglier, Une Ombre au tableau et, après une nouvelle étape de vie en Espagne et un second retour en France, L’Homme au perroquet vert (Buchet Chastel). Des romans très différents, fruits de mon besoin d’expérimenter des genres variés, jusqu’à trouver celui dans lequel je me sente pleinement à l’aise. Spoiler alert : aujourd’hui, j’ai trouvé.

Désormais installée en Haute-Garonne, au pied des Pyrénées, je me consacre à l’écriture et à la traduction. Monsieur Laffont, monsieur Rouart, je persévère tous les jours ! Parfois, je n’en reviens pas moi-même d’être devenue une traductrice autodidacte reconnue, avec plus d’une vingtaine de traductions d’auteurs espagnols et latino-américains à mon actif. En tant qu’autrice, c’est avec Le Présage des oiseaux, paru aux éditions Le Soir Venu, que j’affirme haut et fort ma préférence pour des histoires romanesques, portées par une imagination forte et une maîtrise narrative issue d’un long travail. Attachée à la quête des vérités personnelles et des secrets enfouis, j’aime façonner des personnages complexes et des intrigues captivantes qui résonnent longtemps après la lecture. Mes lecteurs se disent touchés par mon style fluide et poétique, le rythme prenant de mes romans, les sentiments débridés de mes personnages. Quand je les rencontre à des salons, ils ont les yeux qui brillent – et c’est la plus belle chose de ma vie !

« Voilà qu’elle se mettait à ressentir les tragédies des autres. Comme si elle n’en avait pas assez de la sienne. »

La Paupière du jour